Depuis notre couple
Nous ne rencontrons pas malgré notre couple. Nous rencontrons depuis lui.

Nous écrivons ces pages comme nous vivons les rencontres...lentement. Sans chercher à convaincre, mais avec l'espoir qu'au détour d'une phrase, quelqu'un se sente un peu moins seul.
Certaines pages parleront du couple, d'autres du désir, de la gratitude, du corps, des voyages ou de la confiance. En réalité, elles racontent presque toujours la même chose. Elles racontent la joie de découvrir que la vie est souvent plus vaste que ce que nous avions imaginé.
Si l'une d'elles vous accompagne un peu plus loin sur votre propre chemin...
alors ces réflexion(s) auront trouvé leur raison d'être.
Nous ne rencontrons pas malgré notre couple. Nous rencontrons depuis lui.
Le tantra ne crée pas la rencontre. Il nous rend peut-être simplement plus disponibles à la reconnaître lorsqu'elle apparaît.
La lenteur n'est pas une question de rythme. C'est une question de disponibilité.
Nous avons longtemps cherché un endroit comme celui-ci. Puis nous nous sommes demandé s'il ne suffisait pas, tout simplement... de lui faire une place.
Entre la distance et la sexualité existe un immense territoire : celui d'une présence qui passe simplement par le corps.
Et si le plus beau cadeau que deux êtres puissent se faire n'était pas de réaliser tous leurs désirs... mais de continuer à se les confier ?
Le corps ne nous éloigne pas de la profondeur. Il est souvent le premier endroit où elle se révèle.
Le désir peut naître d'un corps. Les plus belles rencontres nous apprennent que c'est toujours un être tout entier qui se révèle peu à peu.
Une rencontre qui a marqué mon chemin.(par Mr)
Le naturisme ne nous a pas seulement appris à vivre nus. Il nous a appris une autre manière de regarder les corps... et les êtres qui les habitent.
Les plus belles rencontres ne dépendent pas toujours des lieux. Elles dépendent surtout des êtres qui les habitent.
Les frontières nous aident à apprendre. La vie nous invite ensuite à découvrir tout ce qu'elles relient déjà.
Partager une vie est déjà précieux. Partager le même élan vers la vie l'est davantage encore.
Une modeste contribution à la véritable théorie du ruissellement. ;)
La discrète condition de tous les possibles.
Ce qui nous touche n'entre pas toujours dans une case. Il trouve simplement sa place entre les êtres.
Quand le désir rencontre la to-do list.
Le tantra n'est pas du libertinage. Le BDSM n'est pas le tantra. Très bien. Mais la vie, elle, circule parfois d'un monde à l'autre.
Les blessures racontent notre histoire. Elles n'ont pas besoin d'écrire toute notre vie.
Tout ce qui nous transforme ne s'achète pas. Et tout ne se vend pas.
Le problème n'était pas le plaisir de l'autre. C'était de cesser de le partager.
Avant le désir, il y a l'émerveillement.
Et si l'ouverture naissait de l'abondance plutôt que du manque ?
Tout semble parfois appartenir à une seule et même histoire.
Les plus belles rencontres commencent peut-être par une place que l'on offre.
Parce qu'il y a parfois quelque chose de plus difficile qu'offrir
Il n'est pas toujours nécessaire de lâcher prise. Parfois, il suffit de ne plus se retenir.
Puisqu'il faut tout faire soit-même ;)
Nos enfants... Leur montrer que plusieurs chemins existent. Leur laisser choisir le leur.
Nous n'avons rien à cacher. Nous n'avons pas non plus envie de tout montrer.
Ce texte est né d'un malaise. Celui de voir des mots comme liberté, consentement ou ouverture détournés de ce qu'ils devraient protéger.
Il est des endroits où l'on se sent un peu plus soi-même. Formentera fait partie des nôtres.
Il existe des moments où une seule question compte encore : regardons-nous toujours le même horizon ?
Nous ne réservons pas de gestes à notre couple, même les plus intimes. Ce qui n'est rien qu’à nous ne se joue pas là.
Une rencontre ne s’arrête pas lorsque la porte se referme. Il reste ce que chacun a vécu, ce que nous nous racontons, et tout ce qui continue à circuler entre nous.
Nous parlons beaucoup ici de désir et de rencontres. Mais certaines des plus belles connexions de nos vies ne passent pas par les corps. Il y a aussi ces amis que nous aimons profondément.
Un regard peut déjà être un échange. Regarder, être regardé, voir le désir apparaître dans les yeux de l’autre… et aimer, surtout, lorsque tous ces regards commencent à circuler entre nous.
Nous pouvons avoir très envie, puis finalement non. Le désir bouge, nous surprend, et parfois devient un désir de Nous. L’important reste alors très simple : est-ce que nous en avons envie, tous ?
Il y a la beauté insolente des corps jeunes et celle des corps que le temps et le plaisir ont patinés. Nous voulons toutes les regarder, continuer à désirer, à être désirés, à jouir et à faire jouir.
Donner du plaisir peut être un plaisir immense en soi. Et lorsqu’on regarde la personne que l’on aime l’offrir à quelqu’un d’autre, quelque chose de très beau se met à circuler entre tous.
Voir la personne que l’on aime recevoir énormément de plaisir d’un autre ne nous place pas à côté de l’expérience. Nous sommes dedans, ensemble, et son plaisir est aussi le nôtre.
Être regardés nous plaît, être désirés aussi. Mais il y a un moment plus rare encore : celui où quelqu’un ne se contente plus de nous trouver attirants et choisit réellement d’entrer dans la rencontre avec nous.
Il n’existe pas pour nous de bonne fréquence de rencontres. Elle varie simplement selon les périodes, les envies et les personnes.
Nous aimons jouir et faire jouir. Mais lorsque l’orgasme devient un objectif à atteindre ou la preuve qu’une rencontre a réussi, le plaisir lui-même finit par se transformer en performance.
Il nous arrive de remarquer un corps, un visage, une présence, puis d’avoir simplement envie de dire à l’autre : regarde. La beauté des autres devient alors quelque chose que nous pouvons contempler et partager ensemble.
De la mer aux eaux des corps, il y a pour nous une même évidence : ce qui coule, se donne, se goûte et se boit fait pleinement partie de la rencontre.
Tout ce que nous avons vécu avec d’autres fait partie de nous, sans jamais devenir nécessaire à notre désir. Lorsque nous sommes deux, rien ne manque, et rien n’a besoin d’être effacé.
Un non peut arrêter un geste sans effacer tout ce qui reste désiré autour. La rencontre peut changer de forme sans perdre sa chaleur, sa tendresse ni ce qui avait déjà circulé.
Nous ne connaissons pas encore les festivals tantra. Pourtant, à force de regarder leurs programmes, leurs images et ce qu’ils choisissent de montrer, une question revient : où sont les espaces vraiment libres, ouverts et centrés sur la rencontre ?
Et après ? Peut-être d'autres réflexions, d'autres rencontres ou d'autres découvertes. Nous préférons laisser cette porte ouverte.