Pourquoi nous avons cessé de chercher le bon milieu

Il existe des lieux magnifiques.

Le tantra nous a offert une qualité de présence qui continue de nous accompagner. Le naturisme nous a appris une autre manière d'habiter notre corps. Certains espaces libertins nous ont permis de vivre le désir avec davantage de liberté. Nous avons rencontré partout des personnes généreuses, des animateurs passionnés, des couples inspirants, des hommes et des femmes qui ont laissé une trace dans notre histoire.

Nous leur devons beaucoup.

Pourtant, lorsque nous repensons à toutes ces années, les souvenirs qui nous reviennent parlent rarement des lieux eux-mêmes.

Ils parlent d'un couple qui nous accueille avec une simplicité désarmante. D'une conversation qui se prolonge jusqu'à la tombée de la nuit. D'un massage où quelque chose circule naturellement entre plusieurs êtres. D'un repas partagé, d'un éclat de rire, d'un regard qui donne envie de rester un peu plus longtemps.

Les lieux ont peu à peu cessé d'être le centre de notre attention.

Les personnes, elles, sont restées.

Nous aimons toujours fréquenter des univers différents. Chacun possède sa culture, sa sensibilité, sa manière d'aborder le corps, le désir, la relation ou la liberté. Nous n'attendons plus d'eux qu'ils nous ressemblent parfaitement. Ils n'en ont pas besoin. Ils nous offrent déjà beaucoup lorsqu'ils permettent de belles rencontres.

Au fond, ce qui nous touche ne porte pas d'étiquette.

Nous sommes sensibles aux êtres qui aiment leur corps sans en faire une vitrine. À ceux qui savent parler de désir avec simplicité, écouter sans chercher à convaincre, rire d'eux-mêmes, accueillir sans posséder, regarder sans réduire l'autre à ce qu'il éveille en eux. Nous aimons les personnes chez qui la sensualité, la profondeur, la tendresse et la liberté semblent appartenir à une seule et même manière d'être vivant.

Nous en avons rencontré dans tous les milieux.

Et parfois loin de tous ces milieux.

C'est pour cela que nous continuons à aller vers des endroits différents, avec curiosité et sans attente particulière.

Nous ne cherchons plus un lieu capable de contenir tout ce que nous aimons.

Nous espérons simplement croiser, de temps en temps, des êtres avec lesquels la vie circule naturellement.

Et lorsque cela arrive, l'endroit importe finalement assez peu.

Pendant quelques heures, parfois quelques jours, nous avons déjà trouvé ce qui nous avait fait prendre la route.


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